Micheline CUENIN

Micheline Cuenin spécialiste de la littérature française du XVIIe siècle, professeure émérite à l’université Paris III Sorbonne (1992) Docteur ès lettres (Paris-IV, 1976) se passionne pour l’histoire locale et est installée à La Ferté-Saint-Cyr depuis 1976. « Je suis contente d’avoir trouvé une commune aussi riche par son passé historique », affirme-t-elle.

Originaire de Montbéliard (Doubs), après des études au collège, puis en fac de Besançon, elle se dirige vers la littérature classique par défaut. L’histoire l’attirait déjà à cette époque (1942), mais il n’y avait pas de professeur.

Micheline Cuenin passe l’agrégation de grammaire en 1959. Nommée à Bordeaux la même année, elle passe cinq ans au lycée Camille-JullianRaymond Picard devient son directeur de thèse en 1964, un travail de dix années qui s’arrache aux États-Unis (Roman et société sous Louis XIV, Madame de Villedieu). A Paris, elle exercera à l’Université de Paris III-Sorbonne en tant que docteur d’État professeur émérite, agrégée de grammaire.

1982, marque le début d’une deuxième carrière Micheline Cuenin, se consacrera à l’histoire locale. La petite histoire croisant la grande, la Ferté-Saint-Cyr est un écheveau dont l’historienne tire les fils un à un. Archives municipales, départementales (beaucoup d’entre elles ont disparu vers 1905), rencontres avec les familles. « J’ai découvert un pays qui a une histoire extrêmement riche, dès François Ier. On passe à La Ferté depuis le Moyen Age, c’est la seule commune où il y a des faubourgs, une commune qui comportait 60 patentes en 1906. » Les fiches s’accumulent, le travail de l’historienne consiste à rechercher, trier, déterminer ce qui est important ou dérisoire et traduire, rendre le propos intéressant. Éditée de nombreuses fois, Micheline Cuenin évoque des pans entiers de cette histoire qu’elle a écrite.

« J’ai eu la chance d’avoir un métier qui correspond à mon goût. Il n’y a pas de retraite, j’ai toujours été passionnée, cela se faisait tout seul. » Les maîtres qui l’ont marqué sont ceux qui étaient possédés par leurs sujets, elle cite Jean d’Ormesson et aussi des professeurs, chacun lui ayant apporté quelque chose.

Les longues heures de recherches laissent encore du temps à l’historienne pour se consacrer au jardin.

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